Les radioéléments naturels (radium, thorium) ayant été utilisés depuis le début du XXe siècle, on dispose d'un long recul pour évaluer leurs effets cancérigènes. Quelques « cohortes » sont particulièrement intéressantes : A) Les quelques milliers d'ouvriers et d'ouvrières contaminés dans les années 1920 pour avoir peint des cadrans lumineux au radium et qui ont été minutieusement suivis ; B) Les sujets ayant reçu du thorotrast (un composé à base de thorium) comme agent de contraste en radiologie vasculaire ; C) Les mineurs des mines d'uranium qui ont longtemps respiré un air riche en radon et pour lesquels une augmentation des cancers du poumon a été constatée. (Source M.Tubiana).