En 1986, les autorités françaises de radioprotection n'étaient pas préparées à appréhender les conséquences d'un accident de l'ampleur de Tchernobyl. Le message rassurant que l'activité des aliments était trop faible pour présenter un risque était certainement vrai en moyenne, mais on avait peu conscience de l'effet « en peau de léopard » des dépôts de radioactivité qui varient grandement d'un endroit à l'autre. C'est ainsi que l'on a relevé dans les montagnes de Corse une activité de 15000 Bq/l dans du lait de chèvre. Ceci dit l'ingestion d'un tel litre de lait, qui équivaut pour un adulte à une radiographie par rayons X, n'a vraisemblablement pas eu de conséquences si elle n'a eu lieu qu'une fois.